6 angles

Olivier Pahud au Conseil d'Etat

             Rassembler les citoyens
                 Reconstruire l’espoir
            Faire valoir la Constitution
                 Imposer la transparence
            Retrouver la biodiversité
                 Récompenser l’innovation

Olivier-Retourne.png

6 angles d'un même assemblage, où
le tout est plus que la somme des parties...

Rassembler les citoyens

Les partis ne sont qu’une partie des citoyens. Ils s’opposent les uns aux autres. Ils divisent. Même les menus verts, à l’instar des vers plats qui se régénèrent si coupés en deux, font désormais verres séparés. La droite est devenue gauche, la gauche maladroite, et les verts pomme…
 

Il ne s’agit pas de politique, mais de vivre ensemble. Les partisans, prompts à allumer les feux de la discorde, ont dicté leurs caricatures à ceux lassés d’applaudir leurs numéros d’équilibristes. L’heure est venue de faire ce qui est juste pour tous, et de le faire ensemble.
 

Le 26 septembre 2019, c’est l’ensemble du Grand Genève qui a rallumé les étoiles, le temps d’une « nuit est belle ». Initiative audacieuse, impensable même, elle a su rayonner au-delà du canton pour éclairer le fait que la pollution lumineuse nuit. Ce n’est qu’ensemble que les miracles sont possibles.

Reconstruire l’espoir

Il rampe dans les cœurs, silencieux, comme le ver solitaire s’empare des intestins. Le désespoir est un mal des plus sournois, si dur à diagnostiquer, si impossible à soigner. Il ronge les hommes, s’attaque aux familles, s’immisce au travail. Personne n’en veut, mais qui n’en a pas ?
 

L’espoir s’éteint trop vite dans les ténèbres dont Genève ne voit jamais l’après. Ne comptons sur personne d’autre que nous-même pour être l’étincelle qui rallumera sa flamme. Nous sommes la lumière de Genève. En me présentant sans aucun parti, je ne fais qu’allumer une torche pour tous.
 

« La souveraineté réside dans le peuple (…). Tous les pouvoirs politiques et toutes les fonctions publiques ne sont qu’une délégation de sa suprême autorité. » C’est à nous de faire ce qui est juste, de nous mettre ensemble et de reconstruire l’espoir.  La lumière se contente de simple fissure...

 

Faire valoir la Constitution

La Constitution est comme un toit pour notre démocratie. Elle y abrite tous les citoyens, de tout âge, de tout sexe, de tout parti. Elle protège contre les foudres de l’injustice et les pluies de la misère. Si une toiture commence à prendre l’eau, c’est bientôt toute la maison qui sera insalubre.

Malgré sa rénovation complète en 2012, le faîte de Genève souffre de fuites inquiétantes. Depuis une année, ce sont bien de nos droits fondamentaux qui partent à l’eau : liberté économique, de mouvement, de réunion, d’expression sont autant de droits noyés dans le déluge qui s’est abattu.
 

Plus retors encore, les deux lanceuses d’alerte qui ont mis en lumière des fraudes électorales ont été licenciées. Non seulement la Constitution les protégeait, mais encore c’est notre démocratie entière qui est en danger sans la sécurité du vote. C’est nous, l’autorité suprême, qui devons la faire valoir.

 

Imposer la transparence

« Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements ». Notre fier canton, « attaché aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme », en fait-il vraiment assez à ce sujet ?
 

Corruption, conflits d’intérêts, loi du silence sont autant de cancers qui ne peuvent plus être ignorés. Le quatrième pouvoir est lui-même acheté pour ne jamais sortir du rang. La censure est maintenant rampante sur Internet, dominé par les tout-puissants GAFA. Le citoyen se retrouve bien seul.
 

La Suisse apprend peu de ses erreurs. Enfants placés, Panama Papers, Crypto AG ne sont que pointe d’un iceberg bien glaçant. C’est à nous de briser la glace, de faire fondre cette masse figée pour lui rendre sa liquidité et sa transparence. Au risque que certains soient éclaboussés…
 

Retrouver la biodiversité

A trop vouloir maîtriser la vie, on l’empêche de s’épanouir. La monoculture n’est pas que dans les champs, elle s’installe dans nos jardins, dans nos maisons, dans nos écoles, dans nos cerveaux. La biodiversité n’est pas que dans la nature, elle est dans notre nature.
 

La « révolution verte » d’après guerre a apporté son lot de bénéfices, mais nous place face à de nouveaux défis alors inimaginé. Prenons-en de la graine, et retrouvons nos racines. Tant de pionniers à travers le monde ont défriché des solutions simples et concrètes, directement applicables.
 

Mini-forêts, micro-fermes, maraîchage sur petite surface, habitat léger sont autant de remèdes immédiats pour notre environnement. Plus encore, c’est à nous de cultiver notre diversité intellectuelle pour retrouver nos riches jardins intérieurs, meurtris par les sentiers battus.

 

Récompenser l’innovation

L’intelligence ne se construit qu’avec les autres. La créativité ne s’inspire que de l’existant. L’innovation ne se trouve que dans l’impossible. L’humain, en soi, adore résoudre les problèmes auxquels il fait face. Ce n’est pas d’intelligence que nous manquons, mais de savoir où l’utiliser.
 

Grâce à Internet, l’« innovation ouverte » a gagné sa maturité. C’est un outil des plus efficaces, où des milliers de cerveaux se concentrent simultanément à résoudre le même problème. Dès lors, le vrai problème n’est plus de trouver la solution, mais la solution est de trouver le vrai problème !
 

Nous avons atteint la stratosphère en toute sécurité pour seulement 10 millions de dollars. En 2004, l’« Ansari X Prize » a démontré qu’en récompensant l’innovation, on la stimulait. Nul besoin d’autant d’argent pour la stimuler. Restons sur terre. Nos défis sont bien assez nombreux à relever ici.