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  • Olivier Pahud

Interpellation du Conseil Fédéral

"Nous traversons la plus grave crise que notre pays ait connu."

Mesdames, Messieurs les conseillers fédéraux,


Je suis l'un des millions de citoyens suisses que vous prétendez servir et qui n'a pas d'autre légitimité que celle d'être un contribuable subissant vos décisions, à longueur de discours et d'année.


Si vous nous servez, nous devons pouvoir vous demander des comptes, et ce, même en dehors des périodes électorales pendant lesquelles vous vous rendez bien moins intouchables qu'aujourd'hui.


Aujourd’hui, nous traversons la plus grave crise que notre pays ait connu depuis la dernière guerre mondiale.


De tout en bas de l'échelle, je me permets de vous interpeller, publiquement, pour vous poser une liste de questions, des questions que tout le monde se pose :


1. Pour commencer, pourriez-vous nous dire, mais quand donc la vie normale va-t-elle recommencer ?


2. Jusqu’à quand devrons-nous porter ces masques, ces masques qui étaient d’abord indisponibles, puis obligatoires partout, dans les magasins, au travail, dans la rue, jusque dans les écoles, et qui finissent dans nos poches, dans la nature, dans nos lacs, dans les océans ?


3. Notre Constitution nous garantit des libertés, notamment la liberté personnelle, la liberté de conscience, la liberté de réunion, la liberté économique. Qu'en faites-vous ?


4. Comment se fait-il que, s’agissant de vos commerces, les trains, les bus, Swisscom, les services fiscaux, aucune restriction particulière n’ait été édictée, si bien que, vous-même, vous n’avez subi aucune perte substantielle ?


5. La Loi sur les épidémies prévoit des situations extraordinaires et des situations particulières.


Pourtant, au vu des chiffres des victimes du Covid et du pourcentage de décès, spécialement dans la population active, sommes-nous toujours, après plus d’une année, dans une situation extraordinaire, voire simplement particulière ?


Je vous rappelle que l’abus manifeste d’un droit n’est pas protégé par la loi, et que rien que sur cette base, chaque citoyen est légitime pour déposer contre vous une plainte pénale.


6. Pourriez-vous nous donner, pour comparaison, deux chiffres, et juste deux chiffres, deux chiffres que je vous demande de faire certifier par le contrôle de finances, d’une part sur le montant que notre Banque Nationale Suisse a investi à ce jour pour soutenir l’Euro, et d’autre part sur le montant total de toutes les aides fédérales et cantonales effectivement versées à ce jour aux entreprises, aux employés, aux indépendant ?


7. A propos des aides, pourriez-vous nous expliquer les raisons pratiques et concrètes qui justifient le retard, voire parfois le refus de ces aides ?


8. Concernant le vaccin, que vous avez acheté par millions, dont on ne sait pas grand-chose sur les effets secondaires, sur quelle base légale pourriez-vous le rendre obligatoire ? Quelles sanctions osez-vous imaginer si par aventure un citoyen ne n’en voulait pas ? Avez-vous vraiment l’intention de nous imposer à chacun un passeport vaccinal ?


9. N'avez-vous pas conscience, après plus d’une année, d'aggraver le nombre de victimes du Covid en ajoutant aux victimes sanitaires les victimes économiques ?


10. Ne pensez-vous pas que le rôle d’un gouvernement qui entend respecter scrupuleusement notre Constitution soit plutôt d'informer que d'imposer, surtout sur une si longue période ?

11. Le citoyen suisse, dûment informé des risques du Covid, est-il vraiment incapable de choisir s'il souhaite se rendre au restaurant, aller voir un spectacle, faire du sport ?


12. Considérez-vous vraiment vos citoyens, votre autorité suprême, comme incapables de discernement, individuellement et collectivement ?


13. A quel moment allez-vous cesser d’écouter béatement une « task force », opportunément bénévole et dévouée, dont on ne sait rien ou si peu, et qui n’a, tout comme l’OMS à Genève, jamais même été élue par nos soins ?

14. Quelles sont vos réelles compétences, à chacun de vous, pour gérer pareille crise sanitaire ?

15. Faudra-t-il suspendre le paiement de vos salaires mirobolants jusqu’à la fin de la distribution des aides et jusqu’à la résolution de cette crise pour que nous puissions enfin en sortir ?

16. Faudra-t-il finalement vous licencier en masse pour qu’enfin, la vie normale recommence ?

Bien sûr, vous allez certainement choisir d’ignorer ces questions et ne même pas en donner un accusé de réception. Je ne représente à vos yeux que le tout nouveau mouvement citoyen «Evolution Suisse».

Si vous pensez que je suis trop petit pour changer quelque chose, rappelez-vous ce que c’est que d’essayer de dormir avec un seul petit moustique dans sa chambre.

Je suis et je resterai pourtant et aussi longtemps que nécessaire ce petit moustique qui, inlassablement, sifflera à vos oreilles.

Mesdames, Messieurs les conseillers fédéraux, je vous remercie de votre attention et j’attends, comme nous tous, avec impatience vos réponses à ces questions. Olivier Pahud


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