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  • Olivier Pahud

Je vote Maudet !

« Il n’y a que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant »

Devant le choix cornélien qui s’offre à nous ce début de printemps, mais que donc voter ? Même voter blanc est une erreur ; d’une part car cela n’a aucune influence sur le résultat, d’autre part car le bulletin pourrait être utilisé à mauvais escient pour rajouter une petite croix à postériori par un infiltré bienveillant. À quand le vote blanc sûr et utile ?


Ce n’est pas le débat du jour. Devant ce QCM, manque désespérément l’option « Evolution Suisse » ; je ne me serai pas présenté si j’avais trouvé une quelconque valeur ajoutée aux candidats annoncés déjà avant janvier ! Tocqueville avait vu tellement juste, il y a deux siècles déjà : « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».


Voter utile alors que notre monde s’est déjà effondré relève de la « corvée de chiottes » collective ! Voter pour une femme au nom du droit des LGBTQP+, alors que le champ de bataille est empli de cadavres ordinaires de toutes les castes ? Voter pour une fille envoyée au mépris de la loi pour détourner le vote de la galerie, qui a plusieurs vies en même temps et qui ne saura y renoncer ? Voter pour un avocat qui d’entrée se rit de la loi et du citoyen, si empli de sa propre estime qu’il en oubliera qu’il n’est pas seul dans la République ? « Il n’y a que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant », disait encore Alexis.


Stylo en main gauche, la droite s’étant bouché le nez ne pouvant plus le sentir, je sais que l’heure de ramasser les copies approche. À ce genre d’épreuve, quand on ne sait pas, on choisit souvent « le moins pire », tout en espérant de faire quand même juste. Tic toc tic toc, le poinçon de Genève va frapper son coup. Heureusement que plane encore l’ombre de l’aigle du TF, qui tient peut-être dans son bec la clé de la République.


Le fait même d’en être là est déjà une « genevoiserie » en soi. On a poussé dans le vide un Conseiller d’Etat, en le privant un à un de tout département, au point d’en faire un hyperactif sans travail. S’il y a bien une évidence, c’est que personne ne veut plus de lui, au point d’inclure une « pom-pom girl » à tous les prix au deuxième tour tant on craignait son résultat. La manœuvre en devient louche, l’acharnement suspect, la détermination étrange ; à qui donc profite le crime ?


Comme je l’ai déjà écrit, on peut tous hélas craindre que ce ne soit le « Pierre qui cache la montagne ». Notre fière République n’a pas attendu son jeune prodige pour se couler d’une pierre du Niton ! Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage.


J’ai provoqué à deux reprises l’animal politique durant le premier tour ; il n’a pas sourcillé. Laissons à ce loup, outre ses dents aiguisées, le fait qu’il n’a pas, tout comme moi, choisi son éviction. Les coups bas contre ce chef de meute auront montré le vrai visage de la politique genevoise. Certes, je l’ai renié et l’aurai renié peut-être encore trois fois avant que le coq ne chante, mais aujourd’hui, à l’heure des douze coups de midi, je vote Maudet !

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